Route du Rock 2018. Le festival à écouter avec les yeux. Soirée d’ouverture.

Cette année, entre la performance délirante de Ezra Furman, le théâtre de mimes de Jonathan Bree, ou l’enchainement Superorganism/ Phoenix / Lemon Twigs, le public en aura pris plein les yeux, autant que les oreilles. Retour sur une Route de Rock d’excellente facture -comme d’habitude diront certains.

Jeudi, soirée d’ouverture à la Nouvelle Vague.

Départ un peu tard pour ma part, je me rends compte que je ne vais pas pouvoir manger ET voir le concert de Marlon Williams. Dilemme vite résolu, ce sera le concert. Même si je trouve l’album plutôt quelconque, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise. Bien m’en a pris puisque cette session 2018 a commencée sous les meilleurs auspices. Oscillant entre le jeu de crooner version Elvis à Hawaii et les batailles de guitares saturées, le set de Marlon Williams est monté régulièrement en puissance. Avec son équipe de trois chevelus, les variations de tempos auront réussi à mettre dans le bain les festivaliers. Quelques moments de grâce, notamment quand Marlon se met à chanter a cappella. Ce type a vraiment une sacrée voix.

C’est au tour de Ezra Furman And The Visions de monter sur scène. J’étais à la base déjà convaincu sur album. Ce fut une énorme confirmation. Ce type est extraordinaire sur scène, et sait s’entourer de gens tout aussi impressionnants. Pas mal de très belles choses à retenir du set. Les « ah » du saxo sur I lost My Innocence, complètement décalés. La version totalement habitée de No Place où j’ai bien cru qu’on allait le perdre. La reprise de Tonight, Tonight des Smashing Pumpkins, autre groupe chicagoan (presque plus grandiloquente que l’originale, c’est dire). Et le final, avec l’enchainement Suck The Blood From My Wound / Tip of a Match qui a magnifiquement conclu le show. Un grand bonhomme assurément.

Pour clôturer la soirée sosies le jeudi, c’est Romain Duris et Scarlett Johansson The KVB, le gros morceau, qui entre sur scène. Une scène qui parait fortement dépouillée d’ailleurs, puisque le groupe se contente d’un clavier et d’un ampli. Le son est superbe, les titres sonnent forts, profonds, mélancoliques. On pourra juste reprocher -mais c’est le style qui veut ça- à tous les morceaux de se ressembler un peu, ce qui peut lasser. Sur un format festival cependant, c’est parfait.

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Et un bravo aux Magnetic Friends (qui m’ont parus en effectif réduit) pour les inter-concerts, avec notamment ce titre des Spurts que je ne connaissais pas :

 

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