Route du Rock 2018. Deuxième soir au Fort.

Et une soirée qui commence hors du fort d’ailleurs, avec l’exposition d’Etienne Daho, consacrée à la Chanson Française. Force est de reconnaître que le monsieur fait de très jolis clichés. Le cadre de la Tour Bidouane étant vraiment joli, c’est une petite échappée fort sympathique pendant le week-end.

Cut Worms joue le premier ce soir là. Un concert bien plus dans les canons du « concert d’ouverture de la Route du Rock » que la veille. Une pop délicate, sans explosion, sans trop d’à-coups. Le personnage à l’air assez tourmenté, recroquevillé sur son micro avec sa petite voix. Beau moment en tous cas.

C’est à Josh T. Pearson d’enchaîner. N’étant pas très familier de l’artiste, ce fut une très bonne surprise. Les morceaux de son dernier album ont un très bon rendu. Et puis il faut dire que le personnage y est pour beaucoup. Très loquace entre les chansons, il n’hésite pas à plaisanter, raconter des anecdotes, et parfois en français.

On passe à Jonathan Bree. Là, on rentre dans les concerts qui vont faire date. Après de longs moments d’hésitation, les adjectifs qui me viennent à l’esprit sont hypnotique et perturbant. En effet, en plus d’être grimés comme sur la pochette de son dernier album, lui et ses danseuses effectuent tout au long du set une chorégraphie presque robotique. Beaucoup auront reproché l’heure de passage du groupe. Il m’a semblé au contraire que cela proposait une vision nouvelle du spectacle. Une vague (you’re so) cool déferle sur le Fort. Que l’on ait aimé ou pas, c’est probablement le concert qui aura le plus fait parler de lui.

C’est au tour de MADAME Patti Smith de fouler la Scène du Fort. Moment de grande classe pour celle qui du haut de ses 71 ans propose encore des spectacles de grande qualité, à l’age où d’autres devraient songer sérieusement à la maison de retraite. L’alchimie entre vieux morceaux mondialement connus, reprises intelligentes et répertoire foisonnant est totale. Le public est conquis, moi le premier.

Allez, on migre vers la Scène des Remparts pour Ariel Pink. Déjanté, déglingué, c’est un sacré personnage cet Ariel. Sa musique est pareille. Mélangeant sans complexe morceaux calmes et énervés, difficile de dire quel style on a réellement entendu. Le public en sort lessivé cependant.

J’ai ensuite un peu fait l’impasse sur le triptyque « éléctro » : Nils Frahm, Ellen Alien, Veronica Vasicka. Tout en trouvant cela plutôt bon, je ne me sens pas vraiment assez connaisseur pour donner mon avis.

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