Route du Rock 2018. Dernier soir au Fort.

Dernier soir… tristesse. Mais pas le temps de se plaindre, il faut assurer pour voir la nouvelle salve de groupes qui nous attend. A ce sujet, vous pourrez retrouver les coups de cœur de la rédaction à la fin de l’article, le tout agrémenté de l’avis de Monsieur Christope Brault, qui présentait cette année une conférence sur Patti Smith. Et si vous ne connaissez pas le bonhomme, une interview est à suivre dans la semaine.

King Tuff ouvre le bal. Son dernier album était bien plus posé que la moyenne, le live présenté ici fera plutôt honneur à sa discographie précédente, qu’on se le dise. Avec sa casquette, la plus cool ridicule étrange qui soit, il a proposé un bon set, au son bien garage mais toujours clair et audible.

Protomartyr prenait directement le relais. Déjà passés par la petite scène, ils ont cette année les honneurs de la grande. C’était un peu le groupe perdu dans la prog. D’un ton grave et profond, ils juraient un peu avec tous les autres groupes, bien plus pop et légers. Ceci dit, le concert a été vraiment bon grâce entre autre à l’investissement émotif de Joe Casey.

Juste avant le concert de Charlotte Gainsbourg, c’est une micro averse de pluie qui s’invite. Les mauvaises langues pourront donc dire qu’une fois de plus, il à plu à la Route du Rock.

C’est donc au tour de Charlotte Gainsbourg et de son groupe de prendre possession de la grande scène. Avec un jeu de lumières particulièrement réussi, la fragile chanteuse se met en avant, sans pour autant prendre toute la place. Ses compositions sont délicates mais rendent bien sur une grande scène au final. Un moment de grâce assez inattendu pour ma part.

C’est sur la petite scène que les Superorganism vont prendre le relais. Un show complètement délirant, bariolé, drôle, les superlatifs ne maquent pas. La chanteuse n’hésitant pas à discuter avec les autres membres et le public, c’est une relation vraiment conviviale qui s’établit assez vite. Avec les trois choristes aux tenues et chorégraphies originales, pas une seconde de répit. Un vrai moment de fraîcheur sur le festival.

Viennent ensuite les versaillais de Phoenix. Et là attention, grosse machine en marche. Une avalanche de tubes déferle sur le Fort. Même moi qui ne suis pas à la base un aficionado du groupe, je me retrouve à connaître chacun des morceaux. Le son était excellent de là où j’étais (il était un peu moins bon semble-t-il tout devant). Le batteur est clairement une machine, pas possible sinon. Avec un jeu de lumière captivant et frôlant tout le temps le grandiloquent (mais en restant juste un ton en dessous), impossible de décoller les yeux de la scène. Le public ne s’y est pas trompé d’ailleurs, et le show a été loué de partout. C’est clairement le genre de moment qui donne la banane.

C’est aux Lemon Twigs de prendre la suite, et le challenge s’annonce difficile. Et bien pas du tout. Les frangins et leutr groupe font preuve d’une maturité et d’un naturel hors du commun. Maturité quand Micheal, le petit frère, change trois fois de guitare électrique sur un morceau, avant de sauter sur l’acoustique parce que sa partie commence. Et naturel, car on sent vraiment un amour et une passion pour ce qu’ils font dans chacun de leurs mouvements.

le concert de Jungle sera ensuite ma seule déception du week-end. Le live n’apportant à mon avis qu’une valeur ajoutée très réduite par rapport à l’album.

Une petite chenille en passant, histoire de rentrer dans le Livre de records (ou pas).

Et c’est à The Black Madonna  que revient l’honneur de clôturer cette session été. Toujours pas spécialiste en électro, j’ai tout de même bien bougé mon popotin.

Comme tous les ans, on repart de Saint-Malo avec des souvenirs plein la tête. Les apéros au camping, les concerts qui ont fait l’unanimité, ceux qui ont divisés (et les débats qui s’en sont suivis), les matches de SAND et les débriefs. Un grand merci à tous les organisateurs, bénévoles, artistes festivaliers (je ne pense oublier personne). Et comme l’a dit Thomas Mars, Route du Rock : Love you! Ti amo! Je t’aime ! ¡Te quiero!

Le top 5 de la rédac’ :

Rodrigue

  1. L’énergie de Shame.
  2. La fraîcheur de Superorganism.
  3. La prestation scénique des Lemon Twigs.
  4. La soirée du dimanche.
  5. The Avalanches à SAND

Pierre-Yves

  1. Phoenix, parce que beau, fort, émouvant.
  2. The Lemon Twigs, pour le côté frais.
  3. The Villejuif Underground, pour la grosse claque d’entrée de jeu, même pas préparés.
  4. Ezra Furman, pour le show et l’intensité.
  5. Superorganism, pour la fraîcheur, encore.

Christophe Brault (mais sans ordre).

  • The Limiñanas, un de ses groupes français préféré.
  • The Black Angels
  • Phoenix, pour le show qui était époustouflant.
  • King Tuff, parce que c’est vraiment sa came.
  • The Lemon Twigs, pour l’originalité, la mélodie, les passages progs, les changements de tempo, les breaks.
  • Patti Smith, pour le côté fan qui croise un artiste en vrai.
  • Shame.

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